Temps de lecture estimé : 3 minutes

Il est maintenant une évidence que, à 8 mois des prochaines échéances électorales, les armes se fourbissent et que la chasse aux candidats est officiellement ouverte. Dans ce cadre, il est depuis le 7 juillet, une autre évidence : il ne faudra pas compter en 2022 sur Marthe Ogoundélé Tessi.

Candidate historique à toutes les élections

Même si, une fois élue / lorsqu’élue, la femme est discrète et que ces prises de parole sont parcimonieuses dans l’hémicycle, MOT affiche une remarquable opiniatreté à être candidate à toutes les élections, tout en s’affranchissant de la monotonie en termes de coloration politique. 

En 2007, MOT est 1ère Vice-présidente de la Collectivité en sa qualité de numéro 2 sur la liste Union pour le Progrès (UMP / Divers Droite) dont elle se désolidarise en 2008 lorsque Louis-Constant Fleming lui préfère Frantz Gumbs pour le remplacer à la présidence.

Aux élections de 2012, elle est la tête de liste Saint-Martin pour tous propulsée par Jean-Paul Fischer après une tentative avortée d’association politique avec Louis Jeffry sous l’étendard “Génération Solidaire, We party”. Les moins de 850 voix obtenues ne lui permettent d’accéder à aucun siège et lui imposent une petite pause électorale.

En 2017, elle retrouve le chemin de l’hémicycle territorial aux côtés de Louis Mussington, représentant historique du PS à Saint-Martin et leader de la liste MJP. C’est aussi avec le soutien du MJP qu’elle se présente dans la foulée aux législatives en compagnie de… Frantz Gumbs, mais sans l’investiture LREM espérée. Eliminée au premier tour, MOT soutient au second Claire Javois Guion Firmin, aujourd’hui députée LR issue de la majorité de Daniel Gibbs ; comme un retour à ses premières amours…

Et c’est d’ailleurs auto-estampillée LR qu’elle se présente aux sénatoriales au mois de septembre dernier où elle obtient tout de même le score final de 5 voix alors qu’elle a fait sécession avec les autres membres de l’opposition, sans pour autant rejoindre la majorité, dès la fin des législatives 2017.

Pas cette fois…

Nul ne pourrait dès lors taxer MOT d’immobilisme, de manque d’ouverture d’esprit ou encore de défaut d’abnégation ; des qualités qui ne lui seront malheureusement pas utiles en 2022. 

En effet, même si l’on a du mal, au regard d’une telle expérience politique, à comprendre une telle erreur de débutant, MOT, candidate aux élections qui se sont déroulées le 27 septembre 2020 à Saint-Martin en vue de la désignation d’un sénateur, a déposé son compte de campagne afférent hors délai.

En conséquence de quoi, le Conseil constitutionnel, saisi le 28 avril 2021 par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, a prononcé le 07 juillet l’inéligibilité de MOT à tout mandat pour une durée d’un an.

Un an à compter du 07 juillet 2021, cela signifie que MOT doit non seulement renoncer à toute prétention aux élections territoriales, mais également aux législatives de juin 2022, et voire même aux sénatoriales de 2026 puisque, jusqu’alors, le sénateur élu à Saint-Martin a toujours été issu des rangs de la majorité…

En termes de respect des obligations imputables aux élus, un autre dossier serait sur le grill et ferait l’objet d’une attention particulière… mais nous ne voudrions pas ici déflorer un sujet sans avoir de sérieux arguments 😉

Commenter avec Facebook

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.