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Les communicants de la Collectivité dansent sur le pont de Sandy Ground, car ni l’été, ni les vacances, ni même la pandémie n’ont changé le fonctionnement de la Collectivité, ni gouvernance du territoire, nous restons dans la perspective du changement… au delà des bruissements électoraux et du “MERCATO” administratif.

La difficile réalité économique et sociale s’impose à la population et aux socio-professionnels. Après les démissions, les transferts, l’équipe territoriale procède à  l’acquisition de renforts, sauf qu’à la Collectivité, la saison des transferts ne s’arrête jamais. Cette période devrait aussi être le temps de la relance, des investissements, la réalisation de multiples promesses, annoncées par les différents bulletins territoriaux   en couleur. Il reste que la brume des sables a dû enrayer la publication des consultations…

Il eut été intéressant de connaître le nouveau projet d’aménagement du Front de Mer, du choix du concepteur  avant le prochain concours. Il restera comme symbole d’une morne saison, la rénovation du  pont de Sandy Ground, sans déviation, ce qui pénalise la population des deux côtés du chenal.

En d’autres temps, lors de sa construction, la réalisation d’une déviation était économiquement possible. Il serait peut-être nécessaire de vérifier que ces installations provisoires à destination du public et des deux roues, aient fait l’objet d’une vérification d’un bureau de contrôle… et répondent aux normes de sécurité, même en cas de cyclone !

En septembre, nous aurons un pont neuf mais l’accès et le réseau routier seront toujours aussi  médiocres. Est-il utile d’évoquer les autres travaux d’aménagement ou de réhabilitation que la COM aurait dû entreprendre ? Il s’agit, en réalité, d’un vieux refrain que l’on répète… Le plan de relance, le soutien aux entreprises, l’aménagement du territoire, l’investissement productif sont des termes incantatoires tellement usés que la Collectivité ne les utilise plus…

La vraie priorité, depuis quelques mois, n’est que le temps électoral.

Le dernier séisme en HAÏTI ne semble pas affecter la Collectivité alors que près de 40% de notre population est d’origine haïtienne. Il aurait été symbolique, voire opportun, que la gouvernance locale manifeste sa solidarité, propose une aide technique, financière ou autre…

La communauté haïtienne n’existe qu’en termes d’enjeux électoraux. La solidarité caribéenne ne semble pas  exister ni animer l’esprit et la conscience de nos dirigeants. Nous sommes dans une échéance majeure qui déterminera l’évolution et le devenir du territoire en terme économique, social, voire institutionnel, les élections territoriales…

Les choix devant s’effectuer par rapport à la compétence, les qualités d’anticipation, la rigueur, la recherche d’union des communautés.

Revendiquer le repli sur soi, s’enfermer dans le refuge partisan n’ont plus aucun sens dans un monde ouvert et communicant ; pire, cela met en cause les valeurs premières de la démocratie.

Il reste aujourd’hui à construire une nouvelle majorité qui accepte, qui s’assigne comme ligne de travail de transcender les clivages classiques, voire claniques.

Ce choix suppose une analyse froide des rapports de force et du contexte actuel en rassemblant des forces vives et politiques du territoire.

Le programme économique, social, l’émergence d’un choix de société, l’intégration et la cohésion sociale devront être les règles et détermineront le choix des candidats.

Face aux enjeux, à l’abandon du territoire,  à l’improvisation de la gouvernance actuelle, il faudra constituer un gouvernement de combat qui puisse rétablir la crédibilité politique par rapport à l’Etat, qui s’attache à réduire la fracture sociale,  la division des communautés, qui apporte une espérance aux jeunes, aux publics en désespérance… qui œuvre pour la cohésion sociale…

Dans ce sens,, avec toutes mes convictions, mon expérience, j’apporterai mon soutien et je m’engagerai au seul profit de notre société pour un développement qui s’inscrira dans une nouvelle vision du champ politique.

Jean Jacques ROUSSEAU  :
“Si j’étais prince ou législateur, je ne perdrais pas mon temps à dire ce qu’il faut faire ; je le ferais ou je me tairais.”

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