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Ce 6 septembre 2021, nous avons célébré le triste anniversaire du passage de l’ouragan Irma. 

Une journée de chaos qui restera à jamais gravée dans notre mémoire collective. 

Une période douloureuse que nous avons vécue ensemble et qui nous lie profondément. 

Nous devons être dans l’unité. Pas dans le ressentiment et la discorde. Or, la division nous menace. 

L’Histoire nous montre que la division est toujours dangereuse, et personne ne doit faire la guerre à son peuple. 

Je m’y opposerai toujours, et de toutes mes forces. 

Et j’appelle celles et ceux qui comprennent mon engagement à me rejoindre.

4 années ont passé et je sais que chacun des habitants de ce territoire mesure chaque jour, l’immense travail accompli collectivement pour que Saint-Martin renaisse du chaos. 

Les Saint-Martinois sont souvent caricaturés, entravés voire maltraités. Mais nous sommes un peuple fort, un peuple résilient, et avons tenu bon, comme toujours. 

Contrairement aux clichés véhiculés, ici ou ailleurs, notre Collectivité se relève, travaille, progresse. 

Certes, pas assez rapidement, et je suis le premier à le déplorer. 

Il reste, en effet, beaucoup à accomplir.

N’oublions pas que nous devons, avec des moyens budgétaires et humains limités, composer avec le Code des marchés publics fait de règles et de procédures longues et complexes qui ne nous permettent pas d’avancer au rythme que nous aurions souhaité. 

Mais malgré les lenteurs administratives et les désaccords, nous avançons ! 

Grâce au courage des socio-professionnels, grâce au travail quotidien des salariés saint-martinois, du public et du privé, et des indépendants. 

Saint-Martin, terre d’entrepreneurs, mérite mieux que les postures, les caricatures, et les petits calculs politiciens destructeurs.

Depuis quatre ans, je n’ai cessé, ici et ailleurs, de défendre les intérêts de Saint-Martin, et parfois de dénoncer une vision et des pratiques d’un autre temps. 

Nos relations avec l’Etat local se sont améliorées depuis Décembre 2020 : nous nous inscrivons désormais dans un cadre républicain apaisé, je dirais un « partenariat normal ». 

Dans le respect mutuel des personnes et des institutions, nous défendons les intérêts de Saint-Martin et nous ne lâchons rien.

Malgré les crises à répétition depuis le 6 septembre 2017, nous avons toujours tenu bon pour Saint-Martin, pour toutes ses forces vives. 

Je n’ai jamais rien lâché malgré les attaques parce que je crois avec ferveur au potentiel de Saint-Martin et aux possibilités immenses de ses habitants qui sont au cœur de mes priorités et qui ont toujours fait preuve de courage dans l’adversité. 

En cela, en saint-martinois que je suis, je suis fier de ce que nous sommes, fier de notre identité saint-martinoise. 

Je défends une politique de la fierté saint-martinoise. 

Car il faut promouvoir, préserver et chérir, avec le cœur et la raison, notre identité : une identité exigeante, une identité ouverte et tolérante, fidèle à notre tradition d’accueil. 

Impliquant une défense résolue des spécificités économiques et culturelles de notre Collectivité. 

Mais, je tiens à le répéter encore aujourd’hui, une identité qui refuse le repli sur soi et le populisme brouillon. 

Une identité qui accueille avec bienveillance celles et ceux qui veulent, sincèrement, apporter une valeur ajoutée au Territoire et qui, surtout, ne se comportent pas en pays conquis ! 

Mais à l’inverse, je n’accepterai pas que des fonctionnaires compétents, investis et courageux soient attaqués, menacés et humiliés du fait de leurs origines. 

Le chemin que je propose pour renforcer l’emploi local est tout sauf complaisant. Car pour consolider notre reconstruction et assurer notre prospérité, la probité est obligatoire, et la compétence nécessaire.

Notre DGS est devenue une cible facile, elle subit insultes, griefs injustifiés et agressions verbales !

Ce sont des comportements indignes et je m’opposerai toujours à ces actes irrespectueux et irresponsables, quelle que soit la victime. 

Nous avons atteint un niveau d’irrespect inédit et c’est intolérable. C’est indigne ! 

Cela ne représente en rien ce que nous sommes, nous Saint-martinois ! 

Comme nous l’avons promis dans notre programme électoral de mars 2017, nous avons mis en œuvre les réformes nécessaires pour que la Collectivité de Saint-Martin se modernise et puisse assumer pleinement les compétences qui lui sont dévolues depuis 2007 dans le cadre de l’autonomie issue de l’article 74 de la Constitution. 

Ces réformes, et notamment la réforme administrative, nous les avons voulues ensemble. Vous les espériez depuis plusieurs années, et cette mandature a décidé, courageusement, de les porter à bout de bras, malgré les fléaux et les obstacles. Parce qu’elles sont justes et nécessaires.  

Les réformes que je porte ne sont pas un slogan abstrait.

Très concrètement, il s’agit de s’améliorer, de corriger les erreurs du passé, gérer les difficultés du présent, et préparer l’avenir…

Il nous faut changer ces habitudes qui nous ont fait tant de mal, nuisent à notre crédibilité et renforcent ceux qui ne croient pas en nous. 

La sécurisation juridique de nos processus administratifs est une tâche de longue haleine, qui ne se concrétisera pas en un an, ni même en cinq ans. Jamais notre Collectivité n’a été aussi proche de réussir un changement administratif de cette ampleur, au service des Saint-Martinois. Il ne faut pas lâcher ! 

Elle n’est pas imposée, comme j’ai pu l’entendre ou le lire, par un Etat qui voudrait nous mettre sous tutelle sans s’en donner les moyens budgétaires…

La réforme de l’administration de la COM est, avant tout, une décision pleinement saint-martinoise. Pour être plus efficaces, plus rapides et agiles et mieux servir les Saint-Martinois. 

Et, j’insiste sur ce point, en définitive, la réforme est un investissement capital pour Saint-Martin, car elle garantira et consolidera l’autonomie de l’article 74 à laquelle nous sommes tant attachés. 

Des rapports d’inspections interministérielles ont été publiés, ici ou là : ils constituent, avant tout, des outils d’aide à la décision. 

Et nous appliquons, avec les adaptations nécessaires, les recommandations nous permettant d’assurer un Service Public de meilleure qualité…

Certes, peut-être avons-nous été trop rapides sur certains points, et sans doute avons-nous perdu de vue la question de la souffrance au travail : la période du COVID y a hélas contribué et nous a éloigné les uns des autres. 

Sachez que j’ai bien conscience que l’on ne peut pas réformer sans les agents. Ce sont eux qui assurent le Service public d’aujourd’hui et bâtissent le Saint-Martin de demain…S’il y a eu des maladresses, elles seront réparées ; s’il y a eu des erreurs, elles seront corrigées. 

Dans tout conflit, il faut trouver des compromis acceptables, comprendre la partie adverse, imaginer des solutions innovantes…Faire un pas vers l’autre, sans s’obstiner sur des questions de postures et de personnes : c’est cela aussi, le bon sens ! 

D’ores et déjà, et depuis désormais deux mois, nous avons patiemment exploré toutes les voies du dialogue. Nous avons fait des propositions pour améliorer les conditions de travail des agents : installation de la police territoriale, retour des chèques-déjeuner, mise en place du Compte Epargne Temps, finalisation du régime indemnitaire et poursuite des reconstitutions de carrière. 

Nous avançons ! Grâce à notre bonne gestion, les crédits sont disponibles : et il y a du grain à moudre pour trouver des issues favorables, dans le strict respect du dialogue social avec des organisations syndicales représentatives et responsables…

Nous avons déjà évité de nous voir imposer, en 2019, un PPRN par anticipation totalement « hors sol » et contraire à nos intérêts : Oui, lorsque les Saint-Martinois s’unissent, ils parviennent à faire bouger les lignes…

Et nous abordons le dossier du PPRN 2021 avec lucidité, vigilance et sérénité. 

Parallèlement, mes vice-présidents, nos directeurs généraux adjoints et tous nos Directeurs ont engagé des travaux considérables dans chacune des délégations, d’une part pour organiser le travail administratif en lien avec la directrice générale des services, et d’autre part, pour développer des dispositifs au service de la population, dans le domaine du social, de l’économie, du Cadre de vie et du développement humain avec des dispositifs phares pour l’accompagnement des Saint-Martinois : Cadres Avenir, la création d’une Mission locale ou encore d’un campus universitaire connecté pour nos jeunes. 

Des projets ambitieux ont été engagés sous cette mandature : la construction de deux nouveaux collèges, d’une nouvelle médiathèque, d’un centre nautique et l’aménagement du Front de mer de Marigot. 

Ces projets avancent concrètement et entrent désormais dans leur phase opérationnelle. 

Ce mandat se termine en mars 2022 et je vous demande de juger notre action à ce moment-là, et seulement à ce moment-là. Le temps des intrigues et des polémiques viendra bien assez tôt…

Pour l’heure, notre devoir est de mettre tout en œuvre pour répondre aux problématiques importantes voire vitales qui concernent notre territoire. La priorité, c’est de travailler dans le calme et la détermination, jusqu’au bout du mandat. Ensuite, chacun pourra évaluer et voter.  

Je fais appel au bon sens de chacun et à la bonne compréhension des changements qui sont opérés pour le bien de toutes et de tous.

Pour que la fierté saint-martinoise puisse prospérer dans l’honneur, le bon sens et l’espoir, restons unis, responsables et solidaires. 

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