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Et si on plaçait l’humain au cœur des politiques publiques, des orientations et des priorités de la COM?

Dans le contexte particulier que nous vivons actuellement, mais qui en réalité dure depuis de nombreuses années, je voudrais rappeler combien la très mauvaise politique menée par l’actuelle majorité territoriale ainsi que les choix d’orientations et les erreurs de priorités pèsent sur le quotidien et les conditions de vie des Saint-martinoises et des Saint-martinois.

Tout comme les précédentes, la mandature 2017/2022 aura elle aussi, marqué l’histoire de Saint-Martin et démontré les limites d’un Exécutif sans projet, sans plan et sans vision. Un Président sans réelles ambitions et sans respect pour notre territoire et encore moins pour ses habitants, plus particulièrement pour une certaine catégorie de sa jeunesse qui pourtant se fait “draguer” et flatter en période électorale et durant les cérémonies de récompense des diplômés.

En parlant d’Exécutif, je voudrais préserver l’honnêteté de celles et ceux de la majorité qui auront, tout au long de ces 5 années, démontré leur amour pour St-Martin et pour ses habitants. Durant tout le mandat, ils ont tout tenté pour être aux côtés des électeurs et des amis qui leur ont donné leur confiance pour faire d’eux les élus triomphateurs en 2017. Ce sont les premiers déçus et les premières victimes de la fameuse “Méthode-Gibbs” ; ce qui expliquerait d’ailleurs certains actes de désolidarisation vis-à-vis de l’actuel Président.

En effet, sa politique d’irresponsabilité dans de nombreux domaines (“ce n’est pas moi, c’est l’état ; ce n’est pas moi, c’est mes prédécesseurs ; ce n’est pas moi, c’est Irma, le PPRN, ce n’est pas moi, c’est le Covid-19, etc.”) ; ou encore les injustices sociales trop nombreuses induites par ses méthodes et ses modes de fonctionnement nous rappellent la nécessité de mettre l’humain, et non les spéculations foncières, financières, immobilières ou encore, les dividendes au cœur du projet sociétal et socioéconomique pour lequel la population saint-martinoise, dans son entièreté, s’est accordée avec les acteurs politiques du territoire il y a quelques années de cela.

En écoutant les agents des différents services de la COM, il est facile de se rendre compte que la grogne et les mécontentements sont partout. C’est ainsi que les artères, rues et ronds-points sont pris d’assaut et font l’objet de blocages intempestifs. Depuis le début du mois de septembre, la situation s’est tendue encore davantage, les mobilisations sont devenues notre “pain quotidien”.

Ces différentes formes de manifestation auxquelles nous sommes coutumiers malgré nous ne sont pas sans conséquence. Et pour l’économie locale, et pour l’image du territoire, et pour la paix sociale qui est une nécessité plus qu’absolue, s’agissant de Saint-Martin que nous devons continuer à construire ensemble. Pourvu que chacun accepte de prendre ses responsabilités au sérieux.

Le fait de bloquer les routes, d’empêcher à l’autre de rejoindre son lieu de travail et à l’écolier d’accéder à son école, est une forme grave d’entrave à la libre circulation des personnes. Et de telles actions sont synonymes de tension et d’incompréhension pour une bonne partie de la population (qu’on le veuille ou non). Il convient donc de prendre toute la mesure de la problématique, du pourquoi de cette situation et de notre climat social qui se dégrade de jour en jour. Il ne faut surtout pas continuer à faire comme si tout allait bien ici à St-Martin.

Dans un tel contexte, j’aurais préféré que les engagements politiques pris à la veille du vote, ainsi que les belles promesses électorales faites durant les campagnes, laissent la place à ce triptyque que j’appelle de mes vœux et que je propose d’incarner ; Développement durable et endogène-Émancipation-Humanisme. Ce qui nous aurait permis de :

Faire face à cette crise du Covid-19 en privilégiant un vrai “bouclier social” pour aider les plus fragiles, les plus vulnérables et les plus démunis, ceux-là même qui aujourd’hui se tordent de douleur et qui manifestent le manque d’attention à leur égard.

Privilégier la proximité et l’inclusion numérique pour développer et préserver un lien permanent avec tous les habitants grâce aux Conseils de Quartier qui devraient être déployés dans l’objectif de relayer et renforcer la présence des services publics partout dans le territoire.

Soutenir l’investissement, préserver et maintenir l’emploi local. En effet, dans ce contexte sanitaire inédit que nous vivons depuis mars 2020, les autorités locales et  l’Etat  auraient dû être aux côtés des entreprises (de BTP notamment) pour développer davantage l’emploi local. (il y a bien eu une augmentation du nombre d’embauches, mais pas de diminution du chômage)…

L’heure de toutes les échéances approche à grands pas. Et comme beaucoup d’entre vous, j’ambitionne moi aussi d’une alternative qui saura reprendre la construction de notre territoire dans l’union. Non pas avec celles et ceux qui cherchent des titres, des mandats ou des trophées, mais avec ceux qui comprennent les souffrances, les attentes, mais surtout les ambitions que porte et nourrit chaque habitant et chaque jeune vivant ici à Saint-Martin.

Mais cette question, je la trouve trop belle et trop importante pour ne pas la poser une seconde fois : “Peut-on construire Saint-Martin par la division ?” 

Peut-on bâtir ce territoire en augmentant le nombre de laissés-pour-compte parmi nos jeunes, nos aînés, et les plus vulnérables de notre société !?

Ne sont-ils pas rejoints aujourd’hui par ceux de Guadeloupe et de Martinique qui malheureusement, expriment leur douleur que par la violence?

Julo Charville,
Conseiller territorial de Saint-Martin
Président de Hope Party
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