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Les éléments de l’enquête d’opinion menée ces dernières semaines à Saint-Martin démontrent une grande incertitude dans l’électorat local quant à l’échéance de mars 2022. 

Les intentions de vote sont très dispersées sans faire apparaître une formation majoritaire. Les chiffres sont explicites, la majorité actuelle et son Président remporteraient 16% des intentions de vote, Jacques HAMLET, 8% devançant un groupe composé de trois personnalités, à savoir :

  • Louis MUSSINGTON  (7%)
  • Hervé DORVIL  (7%)
  • Jean Paul FISCHER (7%)

Viennent ensuite :

  • Jules CHARVILLE (5%)
  • Yawo NYUIADZI (2%) 

Il faut souligner que ces chiffres ne font que traduire un rapport de force, d’une photographie de l’opinion à un moment donné soumis à marge d’erreur qui peuvent évoluer en fonction des listes et des éléments de campagne. 

Ils confirment néanmoins l’analyse de multiples observateurs, la majorité actuelle est en risque et la population rejette massivement son programme. Elle possède un faible socle de voix. 

L’opposition, si elle se regroupe à travers une plateforme de gouvernement sera largement majoritaire. Il lui reste à définir les conditions et les modalités d’une telle alliance. 

Un constat s’impose, la population souhaite et réclame une alternance sur la base d’un véritable programme et un renouveau de la gestion de la Collectivité. 

Il existe une certitude, l’électorat n’a pas effectué un choix définitif et la  cristallisation du vote ne s’est pas effectuée. La population se prononcera sur  la capacité des candidats à proposer un programme de développement ou des échéanciers et sur le respect des engagements. 

La confiance de l’électorat dans le discours politique et les promesses est très érodé, plus de 40% des personnes interrogées n’ont pas effectué de choix. L’élection de mars 2022 se gagnera sur des engagements comportant un volet important en matière de politique  de proximité : sécurité, environnement, entretien des quartiers, réhabilitation des équipements publics, dynamique en faveur des jeunes… La gouvernance actuelle n’a jamais pris en compte les contraintes et les besoins des quartiers et de la population sur ces thèmes.

Il faudra ensuite construire, ce que je définis comme un projet de société, intégrant un modèle de dialogue social, un modèle de démocratie prenant en compte l’ensemble des communautés dans une vision   de développement social et économique. 

Exercice difficile, non ! Impératif pour notre territoire ! 

Cela suppose pour l’ensemble des candidats, humilité, lucidité, tolérance et opérationnalité.

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