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Comme il est de coutume pour chaque “jeux olympiques”, elle traversera tout le pays organisateur durant les 3 mois précédant la cérémonie d’ouverture.

Si le parcours officiel n’a pas encore été dévoilé, le fait que la flamme ne visite qu’un seul territoire d’outremer français avait pourtant été acté par le COJO (Comité Organisateur des Jeux Olympiques) en Septembre dernier, et cela a fait grincer les dents de quelques personnalités qui n’allaient pas en rester là. 

Parmi elles, Patrick Karam, vice-président du conseil général d’Ile de France chargé de la jeunesse, des sports, de la vie associative, des loisirs et de la citoyenneté. Natif de la Guadeloupe, inspecteur général de l’éducation, des sports et de la recherche en 2020, son sang n’a fait qu’un  tour à l’annonce de cette décision, il considère qu’une fois de plus l’outremer est traitée à part et que c’est ignominieux. Au mois de Novembre, il écrit alors une longue lettre au président du COJO Tony Estanguet pour lui demander que la flamme olympique passe par tous les territoires ultramarins.

Le Comité Organisateur des Jeux Olympique a revu sa copie en Décembre dernier

Avec le soutien indéfectible de Valérie Pécresse, d’Anne Hidalgo et de Mathieu Hanotin le maire de Saint-Denis, Patrick Karam a donc obtenu gain de cause et à également demandé qu’il y ait une prise en compte financière de l’Etat. Le délégué interministériel Michel Cadot interpellé par cette requête a aussitôt répondu par l’affirmative. En effet, il faut savoir que le passage de la flamme coûte environ 150.000 euros à chaque département, ce surcoût n’étant pas pris en charge par le Comité Organisateur des Jeux Olympiques, ce sont bien souvent des fonds en provenance d’acteurs publics qui financent l’événement.  

En 2024, 700 villes seront traversées et la flamme s’arrêtera dans 70 d’entre elles à condition bien sûr que le département concerné ait donné son accord, tout ceci étant une question d’équilibre entre le prestige et les gros sous.

Un budget de 4 milliards d’euros

Le COJO gère une véritable petite fortune pour que tout se déroule dans les meilleures conditions, mais tout est calculé avec une extrême précision, et si le passage de la flamme sur les routes de France est une manière d’impliquer l’ensemble du territoire et d’engager directement les citoyens, il n’en reste pas moins que cela représente un coût à propos duquel les élus départementaux doivent se concerter avant de prendre une décision. Le cahier des charges précise que l’un des critères principaux pour recevoir la flamme comme il se doit, est en effet la contribution financière afin de participer à la réussite du relais et atteindre l’ambition de passer dans tous les départements français.

Y sera, y sera pas ?

Le parcours définitif est en cours de validation et ne sera révélé au public qu’à l’été 2023, mais une chose est sûre, c’est que les territoires d’outremer ne seront pas oubliés. Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion, Nouvelle Calédonie et la Polynésie ou même Mayotte sont sur la liste. Reste à savoir si les plus modestes comme Saint-Martin, Saint Barthélemy, Saint Pierre-et-Miquelon ou Wallis-et-Futuna applaudiront eux aussi la torche olympique, à moins que le montant de la facture de l’opération soit un élément suffisamment décourageant pour y renoncer, on peut en effet se demander si les jeux en valent la chandelle… ou plutôt la flamme dans ce cas précis.

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