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Le 14 Janvier, nous avions publié un premier article à propos de cet aventurier en espérant qu’il serait suivi de quelques autres, malheureusement tout a pris fin une semaine plus tard.

En effet, Lundi 31 dans la nuit, Jean Jacques a déclenché ses deux balises de détresse exprimant une situation de très grande difficulté. Tout de suite,  les services de secours en mer français, portugais et américains se sont mobilisés pour lui porter secours, mais en vain. 

Parti le 1er Janvier pour effectuer la traversée de l’Atlantique à la rame, il avait rencontré quelques problèmes après 9 jours de navigation : son capteur solaire ne fonctionnait plus et il était obligé d’utiliser son dessalinisateur d’eau manuellement, mais il déclarait sur sa page Facebook : “Rassurez-vous, je ne suis pas en danger !” 

Il avait alors choisi de faire route vers les Açores pour pouvoir réparer, aidé par des vents favorables qui le poussaient vers l’archipel portugais, bien décidé à continuer pour relever le défi qu’il s’était imposé sans baisser les bras. Sur son journal de bord du 19 Janvier il inscrit : “Tout va bien, très bon moral.” Puis plus rien… 

Fin tragique du vieil homme et la mer

Le 22 janvier, la terrible nouvelle tombe : La sécurité maritime portugaise a localisé le bateau en perdition au large des Açores, mais après qu’un plongeur soit descendu pour visiter l’embarcation, il s’avère que le corps du marin n’était plus à l’intérieur.

“Nous venons d’apprendre que le corps de mon père ne serait pas dans son canot et n’a pas été récupéré.
Nous n’avons à ce jour aucune confirmation officielle de la part des autorités maritimes portugaise.
Manon”

Pour le moment, il n’aurait toujours pas été retrouvé et aucune autre information n’a été diffusée depuis. S’il n’est pas parvenu au bout son rêve qui était de devenir “le doyen de l’Atlantique” comme il aimait le dire, Jean-Jacques Savin aura au moins eu la même fin que les grands marins qu’il admirait comme Eric Tabarly ou Alain Colas avant lui. 

Pour oser regarder le soleil mourir sur la mer, il faut avoir osé soi-même regarder la mort en face…

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