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Les grands classiques du théâtre peuvent parfois sembler rébarbatifs, mais lorsqu’ils sont revisités par la Compagnie des Apatrides, ça change tout !

La tragédie grecque sans s’ennuyer

Le pari était osé mais le challenge est réussi : Audrey Duptié nous offre ici une mise en scène et une approche de l’œuvre inattendue mais ô combien réjouissante.

L’histoire est simple mais le texte en vers et les répliques parfois difficiles à saisir sont autant d’obstacles qui rebutent bon nombre de spectateurs, sans compter sur les souvenirs de collège où les profs de français nous infligeaient cette littérature bien malgré nous jusqu’à nous écœurer des alexandrins pour les restant de nos jours.

En résumé : l’action se déroule au lendemain de la guerre de Troie avec les principaux protagonistes que sont Hector (déjà mort au moment des faits), Oreste qui aime Hermione, qui aime Pyrrhus, qui aime Andromaque, la veuve d’Hector et rôle titre dans ce que l’on pourrait qualifier de série à l’eau de rose teintée d’une légère tendance à vouloir voir mourir à peu près tout le monde.

Il faut se croire aimé pour se croire infidèle

Bref, si Netflix avait existé à l’époque, il n’y a aucun doute que cela nous aurait tenu au moins 2 ou 3 saisons si l’on se replace dans le contexte historique évidemment.

Heureusement pour nous la géniale idée de la metteuse en scène est d’avoir inclus deux troublions explicateurs qui viennent au secours du public à grand renfort de détails exprimés dans un langage on ne peut plus actuel pour une meilleure compréhension de la pièce, car il faut bien l’avouer : au début c’est un peu flou, d’autant plus que les personnages ont des prénoms à coucher dehors et s’expriment comme personne ne le fait plus depuis longtemps.

Le temps n’efface pas la trace des grands hommes

Fort heureusement l’humour de Périne Laffranchi et Clément Borioli contribue largement à détendre l’atmosphère et l’on se laisse ainsi aller à apprécier le cours du récit, voire à s’y plonger corps et âme jusqu’à oublier les subtilités de langage peu adaptés au XXIème siècle.

Puis les narrateurs se font de plus en plus rares jusqu’à disparaître complétement laissant les spectateurs se plonger au plus profond de la tragédie grecque grâce au jeu exceptionnel de Aurélie Dubuis, Audrey Duputié, Erwan Trottel, Alexandre Ménard, Elisabeth Rolland et Marie-Pierre Crespo.

C’est Vendredi 18 et 25, Samedis 19 et 26 Février au théâtre de la Chapelle.

Rire et émotion assurés à condition de se dépêcher car les places s’arrachent sur www.theatresxm.fr

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