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Les résultats du premier tour des élections présidentielles ont inspiré de multiples commentaires ou observations politiques, se limitant à une analyse factuelle et superficielle du phénomène électoral et de la vie politique, en répartissant l’électorat en trois groupes :
l’extrême droite, le centre libéral et la gauche radicale représentés par les trois candidats arrivés en tête au premier tour.

Or, cette analyse simpliste du contexte politique ne prend pas en compte les facteurs déterminants de l’évolution du jeu politique et de la perception de la population.
Trois facteurs sont à considérer qui peuvent expliquer la désaffection relative de l’électorat, voire, son repli sur des principes simples.

Le premier est la disparition, la fin des idéologies ; dans le discours politique il n’existe plus de réflexion thématique morale ou philosophique,HEGEL, MARX, ou plus simplement TOCQUEVILLE, ont disparu de la pensée ou des programmes politiques. Il n’y a plus de référence aux valeurs déterminantes d’un système, les discours, les publications, les projets ne portent plus un message mais se parent du dernier sondage ou d’un thème soit disant populaire, l’immigration, la sécurité. Or, le propre de la politique est de traduire la réalité sociale ou les valeurs morales d’une société.
Le deuxième facteur, intimement lié à la première considération, porte sur la prédominance d’un état technocratique, particulièrement liberticide, supprimant progressivement les espaces de liberté par la multiplicité des règles, arrêtés, décrets, lois qui déterminent la vie sociale jusqu’à la vie intime, organisant une société semi- collectiviste. Pourquoi voter ou militer alors que notre avenir et le fonctionnement social sont prédéterminés ?

Enfin, la représentation nationale sous toutes ses formes porte le même costume. Il est loin le temps du Premier Ministre cheminot ou du ministre garagiste… Après la disparition des statures politiques telles que DE GAULLE, MITTERAND, voire CHIRAC, nous sommes entrés dans l’ère de la labellisation politique, ne serait-ce que par la conversation de la candidate du Front National…
Une autre cause et non la moindre, est liée à l’influence et au déterminisme des réseaux sociaux et par les GAFAM (géants du web).

La propagande des candidats et la banalisation des messages s’effectuent à travers les multiples réseaux sociaux, la diffusion répétée des images, vidéos, messages et par l’addiction d’une partie de la population à ce système, à tel point que certains candidats rémunèrent des influenceurs pour assurer leur propagande, ultime source de manipulation.

Nous sommes entrés dans un système qui met progressivement en cause le libre arbitre du citoyen, pour construire un mode de société ou un modèle soumis aux règles du mercantilisme politique, et d’une fabrique d’ilotes qui adhèrent à la simplicité du concept et de l’image.

Et nous retrouvons, dans cette vision et cette conception, le discours du Front National, devenu Rassemblement National, dont la transformation n’est qu’un artifice électoral.
Pour illustrer la nature et le véritable fondement idéologique du Front National, il convient de rappeler quelques citations du père fondateur qui s’appelait lui aussi LE PEN.

La meilleure preuve, Madame LE PEN a supprimé sur sa nouvelle affiche son nom et son prénom !
« Je crois en l’inégalité des races entre la race noire et la race blanche, c’est un fait que les races sont inégales »
Ou
« Nous croyons à la supériorité de la civilisation européenne.
Nous devons impérativement nous entendre avec la RUSSIE pour sauver l’Europe boréale et le monde blanc »
Ou encore
« Le sidaïque est contagieux par sa transpiration, ses larmes, sa salive, son contact. C’est une espèce de lépreux »
Enfin, et pour conclure :
« Il y a une inégalité de races, comme il y a une inégalité de civilisations. Je persiste et je signe. »
Toutes ces affirmations de LE PEN n’ont jamais fait l’objet de démentis, par la candidate Madame LE PEN, elle oublie son histoire et le passé en voulant effacer le véritable programme du Rassemblement National.

Pour nous, au nom des valeurs de la Morale et de la Démocratie, il n’existe qu’un choix, celui du Président sortant, et cela constitue une œuvre de salut national.

JPF

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