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St Martin Week Actualités Tour cycliste de Marie-Galante 2026 : équipes, favoris, grands absents… tout ce qu’il faut savoir sur la 48e édition
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Tour cycliste de Marie-Galante 2026 : équipes, favoris, grands absents… tout ce qu’il faut savoir sur la 48e édition

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Le compte à rebours est lancé et la tension monte déjà sur les routes de Marie-Galante. Entre les ambitions affichées, les absences qui redistribuent les cartes et un parcours plus exigeant que jamais, cette 48e édition promet un scénario impossible à deviner. Le suspense repose autant sur les forces en présence que sur un détail qui pourrait changer toute la donne.

Mais avant de révéler ce qui pourrait réellement basculer la course, il faut comprendre pourquoi cette édition 2026 attire autant l’attention…

Un rendez-vous majeur dans la saison guadeloupéenne

Le Tour cycliste de Marie-Galante n’est pas une simple épreuve locale. Son calendrier, du 13 au 19 juillet 2026, en fait un passage stratégique pour les coureurs à quelques semaines du Tour cycliste international de Guadeloupe. Pour beaucoup, c’est un test grandeur nature qui permet de mesurer l’état de forme, de repérer les lacunes et de valider les derniers réglages.

L’événement porte cette année un slogan engagé, « On kout chènn pou laliwondaj » (un coup de chaîne pour l’environnement), signe de la volonté de l’Union vélocipédique de Marie-Galante d’ancrer la course dans une démarche de préservation du territoire. Malgré une préparation complexe, l’UVMG a tenu à maintenir l’épreuve, réaffirmant son importance culturelle et sportive. Son président, Joël Korval, l’a rappelé avec force en évoquant l’attachement profond des habitants à leur Tour.

La semaine commencera officiellement le 13 juillet à 18h au stade José Bade de Capesterre, avec une cérémonie d’ouverture et la présentation des équipes. Le lendemain, les coureurs plongeront dans la bataille entre Saint-Louis et Grand-Bourg, première étape d’un parcours sculpté pour révéler les plus complets.

Mais pour comprendre ce que cette édition peut offrir, encore faut-il examiner le plateau de départ…

Une édition marquée par des absences de poids

Les organisateurs annoncent 101 coureurs engagés, majoritairement issus des clubs guadeloupéens. L’équipe de Saint-Martin, initialement attendue, a finalement dû renoncer faute de coureurs disponibles. Côté marie-galantais, l’UVMG mise sur la jeunesse, alignant une génération montante avec Josuel Brouta, Job Rose, Gaël Attaud, Jayron Anicet Pandolf et John Calif.

Mais ce qui frappe surtout, ce sont les absences. Le vainqueur 2025, Benjamin Le Ny, sera au Tour de Martinique, un choix lié à sa préparation pour le Tour de Guadeloupe. Il l’a expliqué clairement : impossible de jouer sur deux tableaux lorsque la priorité reste l’objectif majeur de la saison.

Deuxième grand absent : Damien Urcel. Vice-champion de l’édition 2025, vainqueur du Tour de Martinique et champion de France des Outre-mer, le grimpeur guadeloupéen a lui aussi décidé d’orienter sa saison vers le Tour de Guadeloupe. Julien Chane Foc, également engagé en Martinique, manquera lui aussi à l’appel.

Ces défections ouvrent la voie à une lutte plus ouverte. La question est donc simple : qui peut dominer cette 48e édition sans ces hommes forts ?

Pour répondre, il faut regarder de près les principaux prétendants…

Paul Daumont, l’homme à battre

Dans ce contexte, un nom ressort avec force : Paul Daumont. Le coureur du CSCA possède l’un des palmarès les plus fournis du peloton engagé. Vainqueur du Tour du Faso, du Tour du Bénin et multiple champion du Burkina Faso, il a démontré à plusieurs reprises ses qualités de coureur complet, aussi solide dans les ascensions que sur les étapes roulantes.

En 2026, il s’est déjà offert une victoire de référence au Mémorial Denis Manette. Son expérience des courses à étapes, sa capacité à gérer la chaleur et son intelligence de course en font le favori logique. Sur un parcours où les trois premières journées favoriseront les grimpeurs et où le contre-la-montre de 17,2 km du 18 juillet jouera un rôle décisif, son profil semble parfaitement adapté.

Mais Daumont n’aura pas la voie libre. Plusieurs prétendants arrivent en grande forme, prêts à profiter du moindre faux pas.

Et certains connaissent la course mieux que quiconque…

Les autres favoris et les équipes à surveiller

Parmi les hommes en forme, Kendric Clavier du Team CAMA CCD apparaît comme un sérieux candidat. Victorieux du classement général du Grand Prix de la Saint-Jean 2026 et performant sur la Coupe Frédéric Jalton, il confirme une dynamique impressionnante. Troisième à Marie-Galante en 2025, il vise désormais plus haut.

Son coéquipier Loïc Laviolette s’annonce tout aussi dangereux. Champion de Guadeloupe sur route 2026, vainqueur du Tour de Marie-Galante en 2023, il maîtrise le terrain et sait gérer les moments clés. Sa science de la course et sa capacité à anticiper peuvent peser lourd dans une épreuve exigeante.

Le Team CAMA CCD pourra aussi compter sur une légende locale : Boris Carène. Triple vainqueur du Tour cycliste international de Guadeloupe et ancien lauréat à Marie-Galante, il reste un coureur capable d’influencer une course, même lorsqu’il n’est pas le favori numéro un.

Derrière ces têtes d’affiche, l’Excelsior misera sur Taïno Cailliau. Sa bonne dynamique sur le Tour de Martinique, interrompue par une chute, laisse penser qu’il dispose de la condition pour briller. Le JCA pourra compter sur Jérémy Deloumeaux, auteur d’un début de saison solide, avec notamment un podium au Grand Prix de la Saint-Jean et une victoire au Grand Prix Team Madras Capesterre Belle-Eau.

Philgy Palmiste (CSCA), Freddy Hamlet (Team Madras Cycling Belle-Eau) et Raphaël Lautone figurent également parmi les coureurs susceptibles de créer la surprise.

Mais connaître les forces en présence ne suffit pas. Le parcours réserve ses propres défis…

Un parcours en six étapes taillé pour un nouveau vainqueur

Le Tour de Marie-Galante se déroulera sur six étapes, du 14 au 19 juillet. Les trois premières journées seront déterminantes pour les grimpeurs, avec des enchaînements de relief qui favorisent les attaques audacieuses. La chaleur et le vent, deux constantes dans la région, joueront également leur rôle.

Le moment clé interviendra le samedi 18 juillet avec un contre-la-montre individuel de 17,2 km. Sur une distance qui exige autant de puissance que de régularité, les spécialistes pourront reprendre un temps précieux ou creuser des écarts difficiles à combler.

Les sprinteurs ne seront pas laissés de côté, plusieurs arrivées leur offrant des opportunités de s’exprimer. Mais la combinaison des difficultés rend probable l’apparition d’un nouveau nom au palmarès 2026.

Et c’est justement cette incertitude qui rend la perspective de variations et de scénarios alternatifs particulièrement intéressante…

Variations stratégiques, scénarios possibles et conseils d’analyse

L’absence de Le Ny et d’Urcel change profondément la dynamique. Ce Tour 2026 pourrait tourner à une course de mouvement, où les équipes devront multiplier les initiatives.

Le Team CAMA CCD, très dense, pourrait jouer sur la complémentarité entre Clavier, Laviolette et Carène. Une stratégie d’usure peut s’avérer payante, surtout lors des étapes accidentées. Le CSCA s’appuiera sur Daumont, mais pourra compter sur Palmiste pour créer des ouvertures.

Pour les observateurs, plusieurs indicateurs clés permettront d’anticiper les rebondissements :

  • L’état de fraîcheur des favoris après les premières étapes.
  • La gestion du vent, souvent décisif sur les portions exposées de l’île.
  • Les équipiers capables de maintenir un rythme élevé pour protéger leur leader.
  • La capacité des coureurs à récupérer avant le contre-la-montre de 17,2 km.

Les variations de course dépendront aussi des profils. Les puncheurs peuvent créer la surprise sur les parcours vallonnés. Les rouleurs joueront leur carte le 18 juillet. Les sprinteurs devront profiter des rares étapes favorables.

Mais la marge d’erreur sera faible. Une mauvaise gestion de la chaleur ou un moment d’inattention peut tout faire basculer.

Reste à savoir comment éviter les pièges les plus courants…

Les erreurs fréquentes sur le Tour de Marie-Galante

La première erreur consiste à sous-estimer les conditions locales. Le vent de côté peut amplifier les écarts et isoler les coureurs mal placés. Les équipes inexpérimentées perdent souvent du temps dans ces bordures.

La deuxième erreur est de négliger la récupération. Avec six jours de course et une météo exigeante, le moindre déficit se paie cash. Une dépense d’énergie excessive sur une étape secondaire peut ruiner un classement général.

Troisième piège : mal appréhender le contre-la-montre. Les coureurs qui ne reconnaissent pas les 17,2 km du parcours arrivent souvent surpris par les changements de rythme et les faux plats.

Ces détails peuvent sembler minimes, mais ils font la différence entre un podium et un effacement discret.

Quoi qu’il arrive, cette 48e édition s’annonce particulièrement ouverte et passionnante. Le nouveau vainqueur qui émergera rejoindra une liste prestigieuse et inscrira son nom dans une histoire qui dépasse largement le cadre sportif.

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Amandine
L’auteur

Amandine

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