Un élevage caprin pensé pour le climat tropical, des fromages aux saveurs du terroir et une installation construite avec patience : le projet porté à Saint-François pourrait donner une nouvelle place aux produits laitiers locaux. Il est aujourd’hui en finale d’un concours national, et quelques secondes suffisent pour lui apporter un soutien concret.
Avant le 7 septembre 2026, le public peut voter pour ce candidat guadeloupéen. Derrière ce vote se dessine une ambition plus large : produire, transformer et vendre en Guadeloupe des produits issus d’un élevage local.
Pourquoi ce projet caprin compte pour la Guadeloupe
En Guadeloupe, développer une production alimentaire locale ne consiste pas seulement à créer une activité économique. C’est aussi une manière de renforcer la souveraineté alimentaire du territoire, en rapprochant l’élevage, la transformation et les consommateurs.
Le projet de Lionel Annacanon s’inscrit dans cette logique. Son exploitation, située à Saint-François, en Grande-Terre, porte le nom de Gwada Boer Goat. L’objectif est clair : bâtir une filière caprine authentiquement guadeloupéenne, avec une attention particulière donnée au fromage de chèvre.
Le parcours de l’éleveur montre aussi les difficultés concrètes d’une installation agricole. Trouver des terres a demandé du temps. Il lui a fallu 20 ans de prospection avant de pouvoir s’installer sur un terrain de 5 000 m².
Ce foncier doit désormais être clôturé, puis équipé d’un nouveau bâtiment d’élevage. Celui-ci devra être ventilé et sécurisé, deux conditions importantes pour le bien-être d’un troupeau dans un environnement tropical. Mais ce projet a aussi besoin d’un coup d’accélérateur, et c’est précisément l’enjeu de sa présence au concours.
La réponse : Lionel Annacanon est finaliste de Graines d’agriculteurs 2026
Lionel Annacanon représente la Guadeloupe à la 16e édition du concours national Graines d’agriculteurs 2026. Il est finaliste dans la catégorie « installation », consacrée aux démarches de création ou de développement d’exploitation agricole.
Âgé de 41 ans, il partage aujourd’hui son temps entre son élevage et son emploi dans une centrale thermique. L’activité caprine reste donc exercée à temps partiel, pour le moment. Cette double vie professionnelle n’a pourtant pas freiné son engagement.
Les chèvres l’accompagnent « depuis toujours », selon ses propres mots. Ce qui relevait d’abord du plaisir est devenu un projet agricole structuré. Lionel Annacanon est titulaire d’un baccalauréat professionnel en comptabilité et d’un BTS Assistant de gestion.
Il a complété cette expérience par un Brevet Professionnel Responsable d’Entreprise Agricole, ou BP REA, avec une option élevage. Il s’est également formé à la transformation fromagère à Aurillac, dans l’Hexagone.
Cette préparation est essentielle. Élever des chèvres, produire du lait et fabriquer des fromages demandent des compétences différentes : gestion du troupeau, alimentation, hygiène, traite, transformation et commercialisation. Le concours peut ainsi mettre en lumière un projet déjà construit, mais encore en phase de développement matériel.
Comment soutenir Gwada Boer Goat avant le 7 septembre 2026
Le vote en faveur de Lionel Annacanon est ouvert jusqu’au 7 septembre 2026. Il s’effectue sur la plateforme dédiée au concours Graines d’agriculteurs 2026, accessible par le lien prévu à cet effet ou via le QR code associé au concours.
La démarche prend moins de 10 secondes. Pour que votre soutien soit utile, quelques gestes simples suffisent :
- Accédez à la plateforme de vote du concours Graines d’agriculteurs 2026, en utilisant le lien ou le QR code communiqué dans la présentation du candidat.
- Recherchez le projet Gwada Boer Goat, porté par Lionel Annacanon et présenté dans la catégorie « installation ».
- Validez votre vote avant le 7 septembre 2026, sans attendre les derniers jours de la consultation.
- Partagez l’information autour de vous, notamment auprès des personnes sensibles à l’agriculture guadeloupéenne, à l’élevage local et aux circuits de proximité.
Ce soutien public ne remplace ni les travaux à venir ni les investissements nécessaires. Il peut toutefois renforcer la visibilité d’un projet qui relie élevage, transformation fermière et vente directe.
Un portrait de Lionel Annacanon a d’ailleurs été diffusé dans le cadre du concours national Graines d’agriculteurs 2026. Il a également été présenté dans l’émission du mardi 28 juillet 2026. Reste à comprendre ce que l’éleveur prévoit concrètement de produire sur son exploitation.
Un troupeau adapté au climat tropical et un fromage fabriqué sur place
Lionel Annacanon possède actuellement 25 chèvres. Son troupeau réunit deux races caprines adaptées au climat tropical : la chèvre Boer et la chèvre Anglo-nubienne.
| Race caprine | Orientation du projet | Rôle envisagé |
|---|---|---|
| Boer | Production de viande | Élevage de chevreaux destinés notamment à l’engraissement |
| Anglo-nubienne | Production de lait | Fabrication de fromage de chèvre fermier |
La chèvre Boer est exploitée pour sa viande. La chèvre Anglo-nubienne est recherchée dans ce projet pour sa production laitière. Cette complémentarité permet d’envisager plusieurs débouchés sans renoncer à une identité cohérente.
L’éleveur prévoit de conduire ses animaux en semi-liberté, avec du pâturage. Il souhaite aussi faucher lui-même son foin. Cette organisation suppose de gérer les parcelles, les clôtures, l’accès à l’eau et les abris du troupeau.
La vente directe de chevreaux âgés de 4 à 6 mois est également envisagée, pour l’engraissement. Côté lait, le projet se distingue par une promesse très précise : fabriquer sur la ferme un fromage de chèvre exclusivement produit localement.
Ces fromages devraient être aromatisés avec des épices du terroir guadeloupéen. La transformation fromagère sur l’exploitation permet de garder sur place une partie de la valeur créée par le lait. Mais la réussite du modèle dépend aussi de choix techniques parfois moins visibles.
Des investissements déjà réalisés et des étapes encore décisives
Avant de disposer de ses 5 000 m², Lionel Annacanon avait déjà préparé l’accueil de ses chèvres. Il a construit un premier bâtiment de 200 m² à l’arrière de la maison de ses parents.
Cette structure avait un objectif simple : offrir de bonnes conditions d’hébergement aux animaux. Dans un élevage caprin, un abri protège le troupeau tout en facilitant la surveillance, la distribution de nourriture et l’organisation quotidienne.
Le futur bâtiment devra aller plus loin. Il devra être ventilé, afin de mieux répondre aux contraintes du climat, et sécurisé. Les clôtures des nouvelles terres seront tout aussi déterminantes pour organiser le pâturage et la conduite en semi-liberté.
Le projet Gwada Boer Goat repose donc sur plusieurs piliers qui se complètent :
- un troupeau de chèvres Boer et Anglo-nubiennes ;
- une orientation viande et lait ;
- le pâturage et la production de foin par l’éleveur ;
- la vente directe de chevreaux de 4 à 6 mois ;
- la fabrication fermière de fromages aux épices du terroir.
Cette progression par étapes reflète la ténacité de l’éleveur. Elle rappelle aussi que l’installation agricole se construit rarement en une seule fois.
Ce qu’il faut retenir avant de voter
Il ne faut pas réduire ce projet à une simple production de fromage. Gwada Boer Goat associe élevage caprin, viande, lait, pâturage, transformation fromagère et vente directe. Chaque activité dépend des autres.
Autre point important : Lionel Annacanon ne démarre pas sans préparation. Ses formations en gestion, en conduite d’entreprise agricole et en transformation fromagère complètent une passion ancienne pour les chèvres. Le bâtiment de 200 m² déjà construit témoigne également d’un engagement concret.
Enfin, le concours ne constitue pas l’aboutissement du projet. Il peut plutôt donner de l’élan à une exploitation qui doit encore clôturer ses terres et construire un bâtiment adapté à son nouveau site.
Voter avant le 7 septembre 2026, c’est soutenir un projet d’élevage né à Saint-François et tourné vers une production 100 % guadeloupéenne. En moins de dix secondes, ce geste peut aider Gwada Boer Goat à faire entendre l’ambition d’une agriculture locale plus autonome.




