Le programme franchit une étape concrète avec 174 caméras annoncées et une enveloppe publique de 3 millions d’euros. Pourtant, un point essentiel demeure à clarifier pour les habitants : la première vague concerne bien dix communes, mais leurs noms ne figurent pas dans les informations communiquées.
Une seule situation est détaillée : Sainte-Rose ne fait pas partie de cette programmation, car la commune mène déjà son propre projet. Le déploiement prévu doit désormais dessiner progressivement une nouvelle carte de la vidéoprotection en Guadeloupe.
Pourquoi cette première programmation compte pour la sécurité en Guadeloupe
La vidéoprotection devient l’un des outils retenus par l’État pour accompagner les communes guadeloupéennes dans la lutte contre la délinquance. L’enjeu ne se résume pas à installer des caméras dans l’espace public.
Il s’agit aussi de concevoir des dispositifs adaptés aux réalités locales, aux zones les plus exposées et à la capacité de chaque collectivité à exploiter les images. Une caméra inutilisée, mal positionnée ou dépourvue d’organisation opérationnelle ne produit pas l’effet attendu.
La sélection des projets a donc reposé sur plusieurs éléments. Les services ont examiné le niveau et la nature de la délinquance constatée, mais aussi la maturité des dossiers déposés par les communes.
- Le niveau de délinquance relevé sur le territoire concerné.
- La nature des faits constatés et les besoins de sécurisation associés.
- La maturité du projet municipal.
- La conformité technique des équipements envisagés.
- Les conditions d’exploitation de la vidéoprotection.
- L’équilibre territorial recherché entre les communes.
Cette méthode explique qu’une commune puisse avoir un besoin exprimé sans être immédiatement retenue. Son dossier peut nécessiter des compléments techniques, un financement mieux structuré ou une organisation plus précise avant une nouvelle présentation.
La première phase ne prétend donc pas couvrir d’emblée tout l’archipel. Elle ouvre une trajectoire qui doit se poursuivre jusqu’en 2030.
Les dix communes retenues : ce que l’on sait réellement à ce stade
Dix communes guadeloupéennes ont été retenues après l’examen de leurs dossiers, dans le cadre d’une première programmation de 174 caméras. Toutefois, les éléments disponibles ne donnent pas la liste nominative de ces dix collectivités.
Il n’est donc pas possible d’identifier de façon fiable les communes équipées en priorité à partir de cette seule annonce. Publier une liste non confirmée reviendrait à confondre les projets locaux existants, les dossiers déposés et les communes effectivement sélectionnées.
En revanche, le cas de Sainte-Rose est explicitement précisé. La commune n’a pas déposé de dossier dans le cadre de cette programmation, car elle a choisi de développer une stratégie de vidéoprotection à son propre niveau.
Son maire, Adrien Baron, souligne l’ampleur financière du sujet. Selon lui, 3 millions d’euros représentent une première phase, mais l’équipement réel de l’ensemble de la Guadeloupe nécessiterait au moins 20 millions d’euros.
| Élément | Information annoncée |
|---|---|
| Communes sélectionnées | 10 communes, non nommées dans les informations disponibles |
| Première programmation | 174 caméras |
| Financement public | 3 millions d’euros sur trois ans |
| Partenaires | État, Région et Département |
| Objectif territorial | Un maillage global de l’archipel à l’horizon 2030 |
| Cas particulier identifié | Sainte-Rose, engagée dans un programme propre |
Cette distinction est importante : ne pas apparaître dans cette première vague ne signifie pas nécessairement qu’une commune renonce à la vidéoprotection. Certaines collectivités peuvent déjà être équipées, préparer leur propre réseau ou consolider leur dossier.
La suite dépendra désormais de la mise en œuvre des projets retenus et de la publication éventuelle d’informations détaillées commune par commune.
Comment les 174 caméras doivent être déployées en 2026
L’année 2026 doit permettre de lancer concrètement les projets sélectionnés. Cette mise en œuvre reste toutefois soumise à une condition essentielle : la mobilisation effective des crédits nécessaires.
Le dispositif prévoit un financement de 3 millions d’euros sur trois ans, apporté par l’État avec la participation de la Région et du Département. Ce cadre doit soutenir un déploiement progressif, et non une installation simultanée sur l’ensemble du territoire guadeloupéen.
- Mobiliser les crédits : les financements publics doivent être disponibles pour engager les opérations prévues.
- Finaliser les projets communaux : les collectivités retenues doivent disposer d’un dossier techniquement conforme et opérationnel.
- Installer les équipements : la première programmation porte sur 174 caméras de vidéoprotection.
- Organiser l’exploitation : les conditions de supervision, de gestion et d’utilisation des images font partie des critères examinés.
- Étendre progressivement le réseau : le déploiement doit se poursuivre jusqu’en 2030 afin de mieux couvrir l’archipel.
Cette logique évite de réduire le projet à un simple achat de matériel. La vidéoprotection implique des emplacements choisis, des installations fiables, une maintenance et un cadre d’exploitation cohérent avec les missions de sécurité.
Les communes qui n’ont pas été retenues ne sont pas écartées durablement. Elles peuvent continuer à renforcer leurs projets, puis présenter un dossier lors d’une programmation ultérieure.
Le calendrier dépendra donc autant des capacités financières que de la qualité des projets portés localement. C’est ce qui doit permettre, à terme, une couverture plus équilibrée.
Un maillage jusqu’en 2030, avec des stratégies communales différentes
L’ambition affichée est claire : parvenir à un maillage global de la Guadeloupe à l’horizon 2030. Mais ce maillage ne correspond pas forcément à un modèle identique pour toutes les communes.
Chaque territoire présente des besoins, des équipements existants et des priorités propres. La stratégie peut varier selon les lieux fréquentés, les secteurs où les faits de délinquance sont les plus signalés et les capacités de pilotage des collectivités.
Sainte-Rose illustre cette diversité. La commune avance hors de cette programmation, avec un déploiement porté à son échelle. Elle ne peut donc pas être assimilée à une commune absente de toute démarche de vidéoprotection.
Cette coexistence de dispositifs locaux et de financements partagés doit être prise en compte pour comprendre la future carte des caméras. La première sélection de dix communes n’est pas un inventaire complet des équipements déjà présents en Guadeloupe.
- Des communes peuvent être retenues dans le programme financé par l’État.
- D’autres peuvent développer un réseau de vidéoprotection indépendant.
- Des collectivités non sélectionnées peuvent améliorer leur dossier pour une phase suivante.
- Le résultat final dépendra de l’articulation entre ces différentes initiatives.
L’objectif ne consiste donc pas uniquement à multiplier les caméras. Il vise une couverture harmonieuse, adaptée aux besoins de chaque partie de l’archipel.
Ce qu’il ne faut pas déduire de cette annonce
La sélection de dix communes ne signifie pas que les autres territoires guadeloupéens seraient dépourvus de vidéoprotection. Certaines communes peuvent avoir lancé leurs propres programmes, comme Sainte-Rose, ou disposer d’équipements déjà engagés localement.
Il ne faut pas non plus considérer les 174 caméras comme le total prévu pour toute la Guadeloupe. Elles correspondent à une première programmation, inscrite dans un financement de trois ans et dans une ambition plus large jusqu’en 2030.
Enfin, une commune non retenue aujourd’hui peut encore intégrer le dispositif plus tard. Les dossiers écartés lors de cette phase peuvent être consolidés puis représentés.
Pour suivre ce chantier, le point décisif sera la publication des implantations précises et l’avancement des crédits en 2026. C’est à ce moment que les habitants pourront savoir quelles zones seront effectivement couvertes en premier.




