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Hôtel La Bâtelière : la mairie de Schœlcher met les repreneurs face à leurs engagements

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À Schœlcher, l’ancien hôtel La Bâtelière ne ressemble plus au fleuron touristique que les habitants ont connu. Derrière ses accès dégradés, le site fermé inquiète désormais les résidents voisins, confrontés à des intrusions, des déchets et des nuisances répétées.

La future renaissance de l’établissement est annoncée, avec un investissement important et des emplois à la clé. Mais avant les travaux, une exigence immédiate s’impose : rendre les abords à nouveau sûrs pour celles et ceux qui y vivent.

Un site fermé depuis près de deux ans qui préoccupe les riverains

L’hôtel La Bâtelière, situé à Schœlcher en Martinique, est fermé depuis près de deux ans. Au fil des mois, l’ancien établissement hôtelier s’est dégradé, donnant aux riverains le sentiment d’être laissés seuls face aux conséquences de cette fermeture.

Dans l’enceinte de l’hôtel, les traces d’abandon sont visibles : mobilier détérioré, déchets accumulés et végétation devenue envahissante. Les habitants évoquent aussi des décharges sauvages, des occupations illégales et des nuisances sonores aux abords du site.

Un résident, installé depuis quarante ans dans la résidence voisine, résume ce sentiment d’isolement : depuis la disparition de l’activité hôtelière, les habitants ont l’impression d’être considérés comme abandonnés. Pour eux, le problème ne concerne plus seulement l’image d’un hôtel emblématique.

Il touche directement à la vie quotidienne, aux déplacements à pied et à la protection des logements. C’est dans ce contexte que le maire de Schœlcher, Daniel Chomet, est allé rencontrer les riverains pour entendre leurs préoccupations. Leur demande est claire : des mesures rapides, avant même que le projet hôtelier ne prenne forme.

La sécurité devient la première exigence adressée aux repreneurs

La mairie de Schœlcher souhaite que les propriétaires et repreneurs du site prennent des mesures concrètes. La priorité affichée est le nettoyage et la sécurisation des accès à l’ancien hôtel La Bâtelière.

Les riverains redoutent la présence de squatteurs et de personnes en situation d’addiction. Ils décrivent un climat d’insécurité qui, selon eux, s’est installé à proximité de leurs habitations. Certains craignent des agressions lors des trajets à pied et des intrusions dans les maisons.

Un événement récent a renforcé cette inquiétude. Il y a moins de deux semaines, selon les témoignages recueillis auprès des riverains, une personne a été retrouvée morte aux alentours du site. Les premiers éléments évoqués indiquaient une overdose. Ce sont des voisins qui ont alerté les autorités.

Face à ces préoccupations, Daniel Chomet a indiqué que la commune entendait prendre ses responsabilités. Le maire veut que le consortium de propriétaires garantisse la sécurité des personnes vivant autour de l’hôtel, tout en reconnaissant que certains efforts de nettoyage ont déjà été réalisés.

La mairie ne demande donc pas seulement un projet pour demain. Elle attend des engagements visibles dès maintenant : contrôler les entrées, limiter les occupations illégales, traiter les déchets et réduire les risques dans les abords immédiats. Reste à savoir comment cette exigence s’articulera avec le calendrier de la rénovation.

Un investissement de plus de 30 millions d’euros et plus de 100 emplois envisagés

La perspective d’une rénovation complète de La Bâtelière demeure au centre du dossier. Le nouveau propriétaire prévoit d’investir plus de 30 millions d’euros pour transformer entièrement l’hôtel et relancer son activité.

À terme, le projet doit permettre la création de plus d’une centaine d’emplois. Pour Schœlcher et plus largement pour l’hôtellerie martiniquaise, cette annonce porte un enjeu économique important. La Bâtelière a longtemps occupé une place reconnue dans le paysage touristique local.

Mais l’investissement annoncé ne fait pas disparaître les problèmes actuels. Entre la fermeture prolongée et le démarrage effectif d’un vaste chantier, le site reste vulnérable. Une propriété inoccupée, insuffisamment entretenue ou mal fermée peut devenir un point de rassemblement, un lieu de dépôt sauvage ou une source de nuisances pour le voisinage.

Élément du dossierSituation annoncée
Établissement concernéHôtel La Bâtelière à Schœlcher
Durée de fermeturePrès de deux ans
Investissement prévuPlus de 30 millions d’euros
Projet annoncéRénovation complète de l’hôtel
Emploi envisagéPlus d’une centaine d’emplois à terme
Priorité immédiateNettoyage et sécurisation des accès et des abords

La municipalité veut donc distinguer deux temps : l’urgence sécuritaire, puis la concrétisation du projet hôtelier. Cette séparation est essentielle pour les riverains, qui ne veulent pas que la promesse d’une reconstruction reporte les réponses nécessaires aujourd’hui.

Les engagements attendus avant le lancement du futur chantier

La sécurisation d’un hôtel fermé repose d’abord sur des actions simples, mais régulières. Dans le cas de La Bâtelière, les habitants et la mairie attendent surtout que les accès ne puissent plus être utilisés librement par des personnes non autorisées.

Le nettoyage doit aussi être suivi dans le temps. Retirer les déchets une seule fois ne suffit pas lorsque des dépôts sauvages réapparaissent. L’état du mobilier abandonné et de la végétation doit également être surveillé afin d’éviter que le site ne paraisse totalement délaissé.

  1. Sécuriser les accès afin de réduire les intrusions et les occupations illégales dans l’ancien établissement.
  2. Nettoyer le site et ses abords pour traiter les déchets, les dégradations visibles et les décharges sauvages dénoncées par les riverains.
  3. Entretenir les espaces extérieurs en maîtrisant notamment la végétation envahissante.
  4. Maintenir un dialogue avec le voisinage afin que les problèmes observés près des résidences soient pris en compte rapidement.
  5. Préparer le chantier hôtelier sans laisser s’installer une période d’attente supplémentaire entre la fermeture et la rénovation.

Daniel Chomet a annoncé une rencontre avec les repreneurs dès le mois de septembre. L’objectif sera de poser les jalons du projet, avec une municipalité qui se dit extrêmement attentive à la suite donnée aux engagements.

Le groupe Karukera est directement associé au dossier par l’intermédiaire de son représentant, Patrick Vial-Collet. Contacté sur cette situation, il n’a pas souhaité s’exprimer. Cette absence de commentaire renforce l’attente autour du rendez-vous annoncé avec la mairie.

Entre mémoire hôtelière, voisinage résidentiel et relance touristique

Le dossier La Bâtelière dépasse la seule question d’un bâtiment vacant. Il réunit trois réalités qui doivent avancer ensemble : la tranquillité des résidents, la remise en état d’un site dégradé et le retour attendu d’une activité hôtelière à Schœlcher.

Pour les riverains, la question la plus urgente reste très concrète. Ils demandent de pouvoir circuler près de chez eux sans craindre les nuisances, les rencontres imprévues ou l’entrée de personnes dans leurs propriétés. Le sentiment de sécurité ne peut pas dépendre uniquement d’un chantier futur.

Pour les repreneurs, le défi consiste à préserver le site pendant cette phase transitoire. Un projet de rénovation de plus de 30 millions d’euros suppose une transformation complète, mais la protection du terrain et de ses alentours constitue une étape préalable incontournable.

Pour la commune, enfin, il s’agit de tenir un équilibre. Daniel Chomet affirme vouloir faire respecter les responsabilités des propriétaires, tout en accompagnant la perspective d’une renaissance de l’hôtel. Cette vigilance municipale sera observée de près à l’approche de septembre.

Ce que les habitants ne veulent plus voir perdurer

Le principal risque serait de considérer le nettoyage déjà engagé comme une réponse suffisante. Les riverains signalent une situation qui s’inscrit dans la durée : squats, nuisances sonores, déchets et sentiment d’insécurité se nourrissent d’un site laissé sans activité.

Il faut aussi éviter de confondre annonce d’investissement et amélioration immédiate du quotidien. Les plus de 30 millions d’euros prévus et les plus de 100 emplois espérés concernent l’avenir. La sécurisation des accès, elle, répond à une urgence présente.

Enfin, les inquiétudes exprimées ne doivent pas être réduites à une simple dégradation visuelle. Les habitants évoquent leurs trajets, leurs logements et leur qualité de vie. C’est précisément ce qui place les repreneurs face à leurs engagements avant le lancement du chantier.

Le rendez-vous de septembre devra donner des repères concrets sur la suite. D’ici là, les abords de La Bâtelière restent le premier test de la volonté de faire renaître l’établissement sans laisser son voisinage dans l’attente.

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Amandine
L’auteur

Amandine

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